Espagne : le monde comme outil d’impact regional
Lorsqu’une société décide de faire du sponsoring à l’échelle mondiale, l’objectif est de faire passer un message au monde en utilisant la plate forme sportive comme outil. L’Espagne n’est pas dans cette logique, bien au contraire. Un nouveau modèle est en marche.
Depuis plusieurs mois, l’impact des sportifs espagnols dans le monde a été spectaculaire. Nadal, l’équipe de Football d’Espagne, Contador, Alonso ou Lorenzo, l’OPA est impressionnante. Mais coté marketing tout est différent.
Le cas Lorenzo
Joge Lorenzo est un brillant pilote moto, actuellement leader du championnat du monde MotoGP avec sa Yamaha. Mais le personnage imite dans sa mise en scène de victoires un certain Valentino Rossi. Un show qui plait beaucoup à la Dorna (société espagnole qui détient les droits commerciaux de la discipline). La discipline puise son impact essentiellement en Espagne (quatre pistes dans le calendrier cette année), et la Dorna aime utiliser l’image de Lorezo et de Daniel Pedrosa (son rival) comme outil marketing pour séduire les sponsors. D’ailleurs Yamaha discute avec plusieurs sociétés ibériques.
Le cas Alonso
Dans le même cas le trio Alonso-Santander – Ferrari est dans une logique de promotion mondiale à destination du marché hispanique. Ferrari étant l’équipe et la marque la plus prestigieuse du monde, l’image de gagnant, le palmarès et un avenir radieux du pilote Fernando Alonso va se traduire par une union aussi efficace que celle de Michael Schumacher entre 1996 et 2006. A une différence près que le septuple champion du monde et son management visait une domination mondiale de l’image, alors que du coté du pilote espagnole, l’idée est de devenir le leader de son pays. A l’image d’Alain Prost en France. Avec les conséquences dangereuses pour l’avenir…
Le monde comme outil
La banque BBVA est devenue un sponsor mondial de la NBA à la fin de l’été 2010. Le Real Madrid souhaite devenir une marque mondiale, comme Rafael Nadal. Mais encore une fois l’investissement des sponsors de la péninsule ibérique ne répond qu’à une logique de message régionale. Contrairement à d’autres. L’objectif ici est de toucher le marché intérieur ou hispanique en utilisant le monde comme outil.
